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Nous en sommes tous là , à naître et renaître ,
certains ne le savent pas encore;
je souris aussi aujourd hui,
et pourtant….Philippe, mon étoile retrouvée,
hier encore ,nous pouvions rire ensemble
de tout et de tout le monde,
mauvais peut -etre mais heureux.
C’’est une révolte salutaire qui me fait aujourd’hui associer
ma pensée à ce peintre algérien disparu:
Mohamed Khadda.
Nous ne nous sommes pas croisés, comment aurions -nous pu?
Un monde nous séparait:
celui de l’ incompréhension et
d’ un certain air de société en état de dichotomie .
Ce tableau deMohamed Khadda
vient magnifier les affinités des artistes de la Méditerranée.
Je ne peux que soustraire à son sens de l’abstraction en peinture
dont il dit qu’elle est l’essence même d e l’art arabo -islamique
et dans le même temps, je constate
mon appartenance lointaine et proche
à cette racine inconnue de moi même .
Mohamed Khadda. Est né à Mostaganem ,
cette ville ou je fus heureuse.
Cette école du signe à laquelle il appartient me redonne cet élan
qui m’a fait défaut ces derniers temps
.Oui, je suis un peintre avant tout , et avant toute autre option.
Je vais vite aller voir l’ album de Mohand Abouda ,
l’auteur de Aouchem (Tatouage) .
À renaître , je suis perdue et
retrouvée entre les deux rives de la Méditerranée;




