Cote d’alerte sur le marché de l’art
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/cote-d-alerte-sur-le-marche-de-l-art_149196.html
“ Avec sa clientèle richissime, son offre portée par la mondialisation et son fonctionnement singulier, le monde des collectionneurs veut croire qu’il échappera à la crise. Et pourtant.. ” les enchères grimpent à toute allure
Une exposition de Philippe Ségalot à la Galerie Emmanuel Perrotin (76, rue de Turenne, Paris III°),
21 nov 2005 :
Charles Ray qui, à l’entrée de l’exposition, montre le moulage pris sur le vif de son sexe, greffé sur un mannequin de vitrine, avec poils authentiques (Male Mannequin, 1990).
BLABLABLOG : petits carnets bavards d’un amateur » Blog Archive » Blabla 239 : Emprunts d’empreintes
NEW YORK a un esprit et une fougue sans pareils. Simple constat : dans le quadrilatère qui va de la 55e à la 93e Rue et de la 5e à la 2e Avenue, vit 80 % de la fortune mondiale. C’est la ville où il y a le plus de galeries au monde. C’est là que la compétition est la plus poussée, là où les marchands se battent donc le plus efficacement pour défendre leurs artistes, stimulés par ce succès gagné à l’arraché. Il n’y a pas une autre ville où l’on pourrait faire une foire qu’avec les marchands et les artistes du cru ! Inévitablement, New York reste la capitale ” Ici, il ne s’agit pas de disserter sur sa philosophie de l’art. Il faut aller droit au but, accrocher pour vendre et montrer qu’on a confiance en sa force. C’est l’Amérique ! “, résume un galeriste européen qui a obtempéré vite et bien, rangé ses installations trop trash et sorti ses peintures plus New Age. Philippe Ségalot, conseiller de François Pinault, est resté coi devant le grand Rudi Stingel chez Massimo de Carlo (aussitôt réservé à 250 000 $).
Le Figaro – Actualité en direct et informations en continu
” L’art est devenu l’une des dernières valeurs spirituelles de notre société “, constate Fabrice Hergott, directeur du musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
Le Britannique Damien Hirst, jeune artiste des plus habiles, a vite saisi que le prix est l’étalon de la valeur artistique. Cynisme ou inconscience, il en a fait la démonstration en mettant sur le marché le moulage d’une tête de mort serti de 8 601 diamants, une œuvre intitulée Pour l’amour de Dieu et qui fait la synthèse entre le désir de paraître, l’exaltation du luxe, la distinction par le prix – 65,5 millions d’euros, un record pour un artiste vivant – et l’image de la finitude absurde. L’objet a été acheté par un ” groupe d’investisseurs ” où l’on retrouve… Damien Hirst et son marchand. Les artistes spéculateurs n’hésitent plus à racheter leurs propres œuvres pour soutenir leur cote, comme une entreprise le fait avec ses actions
Une même personne pourrait être à la fois expert, conseiller, collectionneur, galeriste, membre d’une institution (voire directeur de musée), critique, organisateur de foire, commissaire d’exposition, actionnaire d’une maison de ventes et, pourquoi pas, artiste. Si ce cas extrême n’existe pas, les situations intermédiaires sont légion




