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Archive for 7 novembre 2007

Année de ma Renaissance


Je ne peux expliquer ma « conversion » a l’Art en Berbérie que dans cet attachement naturel indestructible à ma terre de naissance ,l ‘Algérie,aux villes d’ Oran et de Mostaganem par ou je suis passée de l ‘enfance à l ‘adolescence puis à l ‘étape de jeune femme. Avec les années une autre moi même transformait ces joyaux nés sur ces rives en une captive heureuse ,unie, bénie , éperdument liée à ces deux souveraines de ma vie algérienne.
Références et images m’ont été enseignés mais je sentais un autre parfum , un je ne sais quoi impalpable,qui me donnait le sens du contenu invisible de la mère patrie agenouillée entre deux rives de la Méditerranée . L ‘enfant revêtait la vorace et majestueuse charge de la société à la quelle elle appartenait sans même s’en rendre compte. Intinéraire stylisé ou se sont entassées les images imposées par un environnement classiquement orienté , selon lui dans le sens de la flèche des nordiques et des sans -soucis.J’étais un produit destiné à faire son entrée sur la scène coloniale dont j ‘avais épousé les vertus et ignoré les vices .
Le vingt et unième siècle me voit dans mon essence :j ‘étais la fille de ma mère de ma famille de ma culture , et j ‘en mourais sur mes toiles. Mon origine géographique jaillissant comme un geyser , mes liens essentiels ,avec ma terre de naissance rendaient fécondes mes heures de méditation sur l ‘art et le concept de l ‘art.
je reprenais vie dans un domaine ou je plongeais en larmes, avec ivresse et reconnaissance , car dans le même temps je devenais le peintre du futur de l ‘Algérie indépendante .Je me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens du nord , du sud, dans le désordre des temps et des lieux.,

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Année de la Renaissance


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Je ne peux expliquer ma « conversion » à

l’Art en Berbérie que dans cet attachement naturel

indestructible

 à ma terre de naissance ,

l ‘Algérie,aux villes d’ Oran et de Mostaganem

 par ou je suis passée de l ‘enfance à l ‘adolescence puis à

l ‘étape de jeune femme.

Avec les années une autre moi même transformait

 ces joyaux nés sur ces rives en une captive heureuse ,

unie, bénie , éperdument liée

à ces deux souveraines de ma vie algérienne.

Références et images m’ont été enseignés

mais je sentais un autre parfum ,

un je ne sais quoi impalpable,

qui me donnait le sens du contenu invisible

de la mère patrie agenouillée entre deux rives de la Méditerranée .

 L ‘enfant revêtait la vorace et majestueuse

 charge de la société

 à la quelle elle appartenait

sans même s’en rendre compte.

Intinéraire stylisé ou se sont entassées

les images imposées

par un environnement classiquement orienté ,

selon lui dans le sens de la flèche

des nordiques et

 des sans -soucis.

J’étais un produit destiné à faire son entrée

sur la scène coloniale

dont j ‘avais épousé les vertus et ignoré les vices .

Le vingt et unième siècle

 me voit dans mon essence :

j ‘étais la fille de ma mère ,

de ma famille de ma culture ,

et j ‘en mourais sur mes toiles.

Mon origine géographique

jaillissant comme un geyser,

 mes liens essentiels

avec ma terre de naissance

rendaient fécondes

mes heures de méditation

 sur l ‘art et le concept de l ‘art.

je reprenais vie dans un domaine où

je plongeais en larmes,

avec ivresse et reconnaissance ,

car dans le même temps

 je devenais le peintre du futur

de l ‘Algérie indépendante .

Je me reconnaissais dans

ces jeunes peintres algériens du nord ,

du sud, dans le désordre des temps et des lieux.,

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