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Archive for 18 février 2008


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Marguerite Taos Amrouche
femme de lettres , algérienne francophone

art contemporain - galerie virtuelle oho-art.com

Je ne peux expliquer ma « conversion » a l’Art en Berbérie que dans cet attachement naturel indestructible à ma terre de naissance ,l ‘Algérie,aux villes d’ Oran et de Mostaganem par ou je suis passée de l ‘enfance à l ‘adolescence puis à l ‘étape de très jeune femme. Avec les années une autre moi même transformait ces joyaux nés sur ces rives en une captive heureuse ,unie, bénie , éperdument liée à ces deux souveraines de ma vie algérienne.
les références et les images m’ont été enseignées mais je sentais un autre parfum , un je ne sais quoi impalpable,qui me chuchotait le sens du contenu invisible de la mère patrie agenouillée entre deux rives de la Méditerranée . La petite que j ‘étais se laissait emmailloter par cette société comme une image appartient à son miroir pour le temps d’un regard, sans soupçonner sa dépendance à cette condition dorée .
. Itinéraire stylisé où s’affichaient des schémas imposés par une société vorace , ambitieuse , acharnée à la réussite, héritière d’ un esprit bâtisseur , triomphante , bon enfant aussi.
J’étais un produit destiné à faire son entrée sur la scène coloniale dont les vices et les vertus. avaient été masqués par une éclatante douceur de vivre .
Vint le vingt et unième siècle dans la plénitude de la vie d’ une centenaire munie de tous les passeports de la Méditerranée ,c’était moi la même complètement détruite et reconstruite, passée d’ une Algérie dévorante à une Algérie renaissante ,qui m ‘accueillait bras grand-ouverts .
J ‘étais la fille de ma mère, de ma famille,de ma culture , et j ‘en mourais sur mes toiles. Mon origine géographique jaillissant comme un geyser, mes liens essentiels avec ma terre de naissance l ‘Algérie rendaient fécondes mes heures de méditation sur l ‘art et le concept de
l ‘art.
Je reprenais vie dans un domaine où je plongeais en larmes, avec ivresse et reconnaissance , car dans le même temps je devenais le peintre du futur de l ‘Algérie indépendante .Je me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens du nord , du sud, dans le désordre des temps et des lieux., Tout ce que j ‘avais subodoré du temps de ma jeunesse,les poètes, les conteurs, les chants des montagnes,dans la vallée du Chéliff, le chants de Marguerite Taos Amrouche que j ‘ai eu l ‘occasion de rencontrer chez elle à Paris bd des Batignoles , je les rejoins comme si je rentrais à la maison.

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JE RENTRE à LA MAISON


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 Marguerite  Taos  Amrouche

femme  de lettres  ,algérienne  francophone

art contemporain - galerie virtuelle oho-art.com

Je ne peux expliquer ma « conversion » à l’Art en Berbérie
que dans cet attachement naturel
 indestructible à ma terre de naissance ,
l ‘Algérie,aux villes d’ Oran et de Mostaganem
 où je suis passée de l ‘enfance à l ‘adolescence
puis à l ‘étape de très jeune femme.
Avec les années une autre moi même
transformait ces joyaux nés sur ces rives
 en une captive heureuse ,unie, bénie ,
éperdument liée à ces deux souveraines
de ma vie algérienne.
les références et les images
m’ont été enseignées mais je sentais un autre
parfum , un je ne sais quoi impalpable,
qui me chuchotait le sens du contenu
invisible de la mère patrie agenouillée
entre deux rives de la Méditerranée .
La petite que j ‘étais se laissait emmailloter
par cette société comme une image
appartient à son miroir pour le temps d’un regard,
 sans soupçonner sa
dépendance à cette condition dorée .
. Itinéraire stylisé
 où s’affichaient des schémas imposés par une société vorace ,
ambitieuse , acharnée à la réussite, héritière d’ un esprit bâtisseur ,
triomphante , bon enfant aussi.
J’étais un produit destiné à faire son entrée
sur la scène coloniale dont les vices
et les vertus  avaient été masqués par une éclatante douceur de vivre .
Vint le vingt et unième siècle dans l
a plénitude de la vie d’ une centenaire munie
de tous les passeports de la Méditerranée ,
c’était moi la même complètement
détruite et reconstruite, passée
d’ une Algérie dévorante à une Algérie
renaissante ,qui m ‘accueillait bras grand-ouverts .
J ‘étais la fille de ma mère,
de ma famille,de ma culture , et j ‘en mourais sur
mes toiles. Mon origine géographique jaillissan
t comme un geyser, mes liens
essentiels avec ma terre de naissance l
 ‘Algérie rendaient fécondes mes heures
de méditation sur l ‘art et le concept del ‘art.
Je reprenais vie dans un domaine
 où je plongeais en larmes, avec ivresse et
reconnaissance , car dans le même temps j
e devenais le peintre du futur de
l ‘Algérie indépendante .J
e me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens
du nord , du sud, dans le désordre des temps et des lieux.,
Tout ce que j ‘avais
subodoré du temps de ma jeunesse,
les poètes, les conteurs, les chants des
montagnes,dans la vallée du Chéliff,
le chants de Marguerite Taos Amrouche
que j ‘ai eu l ‘occasion de rencontrer
 chez elle ,à Paris bd des Batignoles , je les
rejoins comme si je rentrais à la maison.

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