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Archive for the ‘2012 Année du trapèze’ Category



Monsieur Fabius, merci d’avoir démonté le pantin.

 

Pauvreté du langage, incapacité à maitriser une irascibilité naturelle, quoi de plus navrant comme spectacle offert au peuple le plus apte à la critique ?

Mais à quoi peut – on s’attendre d’ un Sarkozy en campagne , le regard haineux, parlant du «  pauvre Monsieur Jospin » de « la pauvre Madame Royal »?

Aucun masque ne nous aura été épargné , Truffaldino  n’a pas failli .

C’est cet instant que le caméraman a choisi pour faire sortir le python de son bocal d’ ombre, , j’ai nommé N.K.M. Soi–même , le regard touché par la grâce, le prie -Dieu sous les genoux.

Un coup de patte à Manuel Vals, un coup de sabot à François Hollande, un relent de haine à Marine le Pen , il est dans son rôle de président-candidat , Truffaldino .

 

Entrée en scène de Laurent Fabius.

– »Votre bilan c’est votre boulet »- « Essayons d’avoir un débat ordonné »

-Un Président ne doit pas jouer avec L ‘ Histoire , il doit la faire ».

Le caquet caquette, s’ énerve

Ça, . C’est franchement inacceptable pour Truffaldino , alors la voix se casse, , il devient de plus en plus petit sur son siège éjectable , , on évite de peu

l ‘apoplexie .

Monsieur Fabius, merci d’avoir démonté le pantin.

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Mon amour des arts me dit de ne jamais être dans les ors , dans les platines,ni dans les pierres précieuses mais dans l’ ordinaire, l’organique et l’anodin. Mais en mettant le pire en lieux et places , ma nature s’agace, ergote et me pousse vers le « Génie du christia­nisme » de Chateaubriand. Donc c’est en marin et en montagnard errant avec amour et détestation que je me suis dirigée dans la Rome antique de César.

Rien de ma vie antérieure n’avait jamais laissé supposer qu’un pe­tit souriceau de La Fontaine pouvait intéresser le moralisateur imitant Cicéron dans un damné discours de manager de bazar de moyen-orient et serait orienté vers le monumental manège des jeux de cirque du Colisée.

Dans les mois qui suivirent , on en vint à menacer un moineau qui chantait trop fort . Avec délicatesse, le piu-piu analysait la situa­tion et voyait bien que rien ne menaçait le royaume si ce n ‘étaient

les amitiés très particulières. des odalisques du monarque .

Après s’être époumoné auprès de ses petits amis de la maison des dormeurs du troisième nid des Églantines, il perdit sa voix et lui échut la plus profonde rareté ,apanage ultime dont puisse rêver un oiseau

Mais en nouant de nouvelles amitiés, à la troisième rue du condominium de la capitale des viennoiseries, managée par un insulaire obamisé comme on dirait uni au trente-sixième état des USA , paré comme un paon, marié un peu tard mais doré comme un louis sans chaine de chanvre ; un vent de triple B lui vola un baiser;c’est ainsi qu’ il remit son imagination en bandoulière et partit aux Amériques.

 

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Quelques notes
Sept touches dans l’histoire de deux vies détruites.
Un mariage mystérieux entre un ciel tout puissant et une terre toute aussi puissante.
Ce que je croyais.
New York fut le centre et le périmètre de nos vies de nomades, tous deux passionnnés par la puissante Amérique.
Toi, le fils,tu as été embarqué dans le wagon en partance d’une décennie fatale. Moi, la mère, j’ai dû crever un mur de prières.
Ce récit, j’ai commencé à l‘écrire il y a longtemps.
La première édition fut un jet de cris,
d’images torturées, d’entrailles jaillies d’un cratère en feux.
Ce cratère c’était moi.
J’ai voulu en faire un roman me prenant pour un écrivain! Au fur et à mesure que j‘avançais, je réalisais que je ne faisais que me jeter sur des pages où je revivais une épreuve au gré de souvenirs, d’images.
Ça devenait un roman en pièces détachées. Ce furent donc ces carnets répartis sans ordre rationnel.
Mais rien n’est jamais rationnel dans un parcours dont le seul but est de rester en vie.

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Naïvement je  me suis risquée ce dimanche  à voler un moment à mes chère lectures, pour  jeter un oeil sur « On est pas couché »
Je n ‘avais  pas eu  une admiration  sans  bornes pour Neauleau  et Zemour mais cette hydre à deux têtes avait l ‘esprit
d’ empoignade, le verbe musclé,l ‘audace des intellectuels qui ne  se satisfont pas de « ça  fait désordre »et surtout  épargnait  le  téléspectateur de ce double sourire béat qui continue sur les  visages des deux acolytes de Ruquier , même quand on vient de  leur signaler , comme  l’a fait François Bayrou , « vous n’avez  pas compris , vous êtes passée à coté de l ‘essentiel » …
Ma question  essentielle : quand  François Bayrou  dit : «  je ne suis  pas complètement idiot », faut-il  comprendre , vous êtes  complètement idiote ?
Ce n ‘était rien à coté du ridicule de ces deux Diafoirus
d’ occasion face au nutritionniste Pierre Dukan, assez élégant pour ne pas leur faire un cours élémentaire de diététique et conserver le sourire malin du parfait gentleman.
Bref , le pauvre Ruquier, avec ses grivoiseries faiblardes ,son débit de Roméo à deux balles, ses papillotements de séducteur pour  Groupama, bien dans son rôle d’ amuseur-discount.

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Lever de rideau : quatre coups de sabots de quatre cavaliers : la peste , le choléra, la guerre, l’argent.

Mériter la magie a été l’apanage des pages les plus musi­cales de l’histoire de la musique sous deux conditions absolues : mariage de deux amants unis par l’amour de la vie et de la mort rouagées, entremises   avec maestria.

Mais dans cette nuit , au moment le plus magique de la mariée de la 2012 e entrée en Perse de Ezra , roi des juifs autorisé à rentrer à Jé­rusalem, la hiloula fut magistralement interrompue par un violent coup du sort encore jamais paru à travers la planète:un jeune homme de 109 ans oranisé , comme on dirait ramené au sol natal, au sommet de sa vie, se fit pareil à un nuage, pareil à un ouragan en suspension en pleine cité de la Jérusalem céleste ; en fait , il était chagriné de voir le monde sépa­ré en trois portions:la riche mariée juive, le pauvre fiancé nu, la noce menée par un troupeau de ruminants souriants et mourants de faim et de soif.

Entre deux contractions de leur estomac, chacun disait à l’autre « ma­rions nous, marions nous, faisons beaucoup d’enfants, menons le bal et rêvons encore un peu avant de nous pendre ensemble au crochet de la juste morale des barons du marché de dupes ».
En disant cela chacun menait sa vulnérabilité à un point culminant, mais les plus roués morigénaient les moins futés et leur donnaient un anneau de mariage pour ne pas les perdre en chemin.

Ravis de leur chef, ils montraient leur doigt muni de cette bague pareille à un anneau de prison ,agitant la tête et les mains sans bouger leurs corps dévorés de pus et de rongeurs inondant leurs mains de leur  urine .
En dormant, vie et mort se confondent plus doucement que prévu et bien des magies se sont données bien du mal pour garder la foule des  unijambistes, des aveugles et des mourants et les rendre malades de peur de vivre sans leurs chefs monstrueux .

Mozart fut différent qui amena au siècle de la dix-huitième ménara trois jeux ou trois genres de mort au lieu de quatre qui meurent sans être obligé d’imiter les guerriers et les rois pour se faire écouter. Menant la messe du requiem en trois mots ma­giques : mi, ré, do, point final.
Et ce fut la paix pour la saison du rêve .

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