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Archive for the ‘Les artistes que j ‘aime’ Category


Si c ‘est la condition pour échapper aux
miasmes de la politique
et aux fanatismes, qui que tu sois,
Nazih Abou Afache ,
merci de séparer ou de réconcilier,
les meilleurs, les médiocres,
les croyants, les non croyants
et tous les autres .

L’arc-en-ciel de Dieu

Nazih Abou Afache

L’homme : arbre solitaire de souffrance,

triste et nu, qui nage dans un vent nu !

Ô Seigneur : si j’étais un arbre… un arbre véritable

qui rit, nage, rêve et ne dit pas : « Façonnez-moi. »

: Les arbres ne se façonnent pas.

Les arbres ne font que rêver…

… … …

Les arbres se lèvent sur leurs propres épaules,

s’abreuvent à leurs propres sources

et rêvent leurs propres immortalités…

Les arbres : immortalité des arbres.

*

… Les arbres : une immortalité sans mémoire.

La mémoire : cimetière de la vie –

un cimetière mal aménagé,

plein d’humains, d’âges, de cercueils,

de passages… et de fenêtres closes !

Donc, Seigneur : garde-moi dans une mémoire propre.

Garde-moi dans la mémoire d’un arbre-cœur.

Garde-moi bien et longtemps

dans l’eau salée de ta compassion : l’oubli !

*

Si tu crois vraiment en moi, mon Dieu…

Dis-leur – à ceux qui m’aiment – de m’inhumer sur le bord :

le bord du temps… et le bord de l’espace.

J’ai un désir exalté d’immortalité sur un bord…

Désir d’une belle mort, affectueuse, généreuse… et blanche.

Simple désir d’un mortel :

blanc désir de mort !

… … …

Efface-moi donc.

Si tu crois vraiment en moi,

efface-moi bien, mon Dieu.

Efface les feuilles, les branches, le tronc, le cerveau…

Efface la terre aussi : la terre, demeure de la mort ;

efface tout cela entièrement… efface-moi en entier.

Mais laisse-moi ma racine : racine de souffrance généreuse

qui scintille dans sa propre nuit.

Laisse-la – ma racine –

continuer son voyage piétinant dans un vent de lumière.

Laisse-la rêver d’un fruit de lumière,

d’une feuille de lumière,

d’une rafale de lumière…

: Laisse-la rêver la lumière.

*

Le fruit est blanc.

La branche est blanche.

Les feuilles sont blanches.

Le tronc est blanc.

Les rêves sont blancs…

L’air, la terre, l’eau, l’azur… et la nuit aussi : tout est blanc !

Je suis fils du « blanc ».

Ainsi, mes couleurs sont nombreuses, scintillantes, rayonnantes et convoitées.

Je suis : l’arc-en-ciel de Dieu…

dépôt de beauté inépuisable.

Je suis : le rêve du courlis.

*

Façonne-moi donc, mon Dieu, en une racine

qui pend dans son ascension

dans les airs de cieux blancs.

Fais-moi blanc…

blanc… de toutes les couleurs…

… … …

Je suis to fils, ton pèlerin, celui qui te renie, le fils de ta compassion,

l’héritier de ton repentir, ton martyr, le serviteur de ton oubli…

Donc : façonne-moi… …

… … … …

Ta porte est érigée sur une parole.

La mienne aussi.

Nous deux, en traversant, nous nous courbons…

Nous deux, disons : « Je suis affaibli, j’ai souffert, désespéré,

enduré, regretté, et mon âme s’est arquée ! »

Seule la « parole » demeure ainsi :

haute, droite, communicante…

et vivante (vivante dans la joie du courlis…).

: La parole : une déesse entendue (entendue mais non écoutée !)

La parole : lien secret et franc de notre sang,

… lien indestructible des temps.

: Nous deux sommes une voix de lumière.

… Donc : façonne-moi… … …

*

Fais de moi – si tu le veux – ce que tu veux, comme tu l’entends.

Toi, peut-être…

Mais moi, je ne regrette pas.

:

« Blancheur : ce que l’on ne regrette pas. »

*

Je suis ta demeure, ta table, ton pain et ton vin,

ta quête et le chemin de ta vérité…

Donc : ne crains pas pour toi-même l’embûche de la mort.

Tu es immortel dans ce que je vois et rêve

: immortel dans la blancheur du rêve du courlis.

… … … Et moi, ma demeure est là où chantent les courlis de mon aurore

qui m’aident à tisser les rêves.

Ma table est un chant, un vent, une envie blanche de blancheur…

Ma quête : « moi ».

Je n’ai pas de vérité :

« La vérité est blancheur ! »

… … …

Donc : blanc… et blanc

Blanc tel que tu m’as façonné, tel que j’ai aimé et désiré.

Je suis tout blanc :

La peau de ma bête, mes cornes, mon sang, la nostalgie de mes courlis, mes sabots fendus, mes molaires, mon cœur, mes nageoires, mes armes, la peur de mes ennemis, ma perplexité, la couleur noire de mes yeux, mes os, mon habit, la soif de ma langue et l’obscurité que j’étale alors que je m’arque pour passer par le portail (je m’arque pour passer…).

Je suis blanc, tout blanc et imprégné des rêves de ma blancheur…

Ainsi… je ne crains pas de me souiller

: « La blancheur est vérité… ».

… Me voici arrivé sur le bord !

… …Nuit du 30-31 décembre 2001
*** *** ***

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Marguerite Taos Amrouche
femme de lettres , algérienne francophone

art contemporain - galerie virtuelle oho-art.com

Je ne peux expliquer ma « conversion » a l’Art en Berbérie que dans cet attachement naturel indestructible à ma terre de naissance ,l ‘Algérie,aux villes d’ Oran et de Mostaganem par ou je suis passée de l ‘enfance à l ‘adolescence puis à l ‘étape de très jeune femme. Avec les années une autre moi même transformait ces joyaux nés sur ces rives en une captive heureuse ,unie, bénie , éperdument liée à ces deux souveraines de ma vie algérienne.
les références et les images m’ont été enseignées mais je sentais un autre parfum , un je ne sais quoi impalpable,qui me chuchotait le sens du contenu invisible de la mère patrie agenouillée entre deux rives de la Méditerranée . La petite que j ‘étais se laissait emmailloter par cette société comme une image appartient à son miroir pour le temps d’un regard, sans soupçonner sa dépendance à cette condition dorée .
. Itinéraire stylisé où s’affichaient des schémas imposés par une société vorace , ambitieuse , acharnée à la réussite, héritière d’ un esprit bâtisseur , triomphante , bon enfant aussi.
J’étais un produit destiné à faire son entrée sur la scène coloniale dont les vices et les vertus. avaient été masqués par une éclatante douceur de vivre .
Vint le vingt et unième siècle dans la plénitude de la vie d’ une centenaire munie de tous les passeports de la Méditerranée ,c’était moi la même complètement détruite et reconstruite, passée d’ une Algérie dévorante à une Algérie renaissante ,qui m ‘accueillait bras grand-ouverts .
J ‘étais la fille de ma mère, de ma famille,de ma culture , et j ‘en mourais sur mes toiles. Mon origine géographique jaillissant comme un geyser, mes liens essentiels avec ma terre de naissance l ‘Algérie rendaient fécondes mes heures de méditation sur l ‘art et le concept de
l ‘art.
Je reprenais vie dans un domaine où je plongeais en larmes, avec ivresse et reconnaissance , car dans le même temps je devenais le peintre du futur de l ‘Algérie indépendante .Je me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens du nord , du sud, dans le désordre des temps et des lieux., Tout ce que j ‘avais subodoré du temps de ma jeunesse,les poètes, les conteurs, les chants des montagnes,dans la vallée du Chéliff, le chants de Marguerite Taos Amrouche que j ‘ai eu l ‘occasion de rencontrer chez elle à Paris bd des Batignoles , je les rejoins comme si je rentrais à la maison.

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Art moderne ? Art contemporain ? Art d’avant garde ?

Je suis un peu fatiguée après trente années de méditations ,
d’ acharnement au travail, solitaire du pinceau et de la spatule,
, avec des hauts et des bas , des très hauts et des très bas,
des expositions un peu partout ,
dans des  » grandes galeries  » des galeries de rien du tout ,
 » des halls de gare , « ,
des particuliers, des associations gratuites,
des murs de prestige et des murs de poulailler,

Apres avoir rêvé d’ un croissant de lune à Jérusalem,
rester en état d’ émerveillement
devant le sourire d’ un bébé japonais,

je suis excédée de voir défiler des articles savants
de critiques d’ art savant,
qui ont les yeux du savoir,
les mots du savoir, et
le cœur au centre de la caisse,
bien arrimé, bien policé, ballonné
de tous leurs parchemins , faire des choix,
définir des catégories régir les goûts et les prix.

Van Ghog savait –il s’ il était moderne ?
et Miro ?, et Picasso ?

Je continuerai à alimenter cette prétentieuse position,

Apres tout ,je suis un peintre

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sublime Ismaël Ferroukhi
qui a su garder un aspect religieux
sans en exclure ceux qui ne seraient pas musulmans :
deux générations , deux cultures ,un père et un fils,
c’était moi , c’était mon fils, peut être ;
chacun de nous qu ‘ il soit musulman ,
chrétien ou juif, aurait pu faire
l ‘expérience de ce parcours atypique
de la révélation de la douleur d’ une séparation
Apprendre la vie, regarder avec d’ autres yeux,
c’est probablement ce que le nouvel initié ,
le jeune Reda aura reçu au cours de ce voyage.
Tout se passe dans un microcosme :
l ‘ intérieur d’ une vieille voiture et
un macrocosme :le désert ,
deux personnages intimement liés et
dont les univers sont tellement éloignés.
et c ‘est cette différence qui nous éclaire

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“ La photographie, c’est notre exorcisme.
La société primitive avait ses masques,
la bourgeoisie ses miroirs,
nous avons nos images.
Nous croyons forcer le monde par la technique,
mais par la technique,
c’est le monde qui s’impose à nous
et l’effet de surprise de ce renversement
est considérable ”……. Jean Baudrillard

Patrick Scherer , “
le photographe chaman ”
bouleverse notre sens de l ‘observation ;
Mais où ce jeune homme pose -t il son regard
pour ravir à la nature ces perles de l ‘éphémère ?

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Mariage de l ‘art et esprit d’ unicité avec la matière ?

Le mérite du mérite est la question due au doute
je me poserai jusqu ‘ à la fin cette question ,
la dernière porte franchie, je saurai , peut être.
Un concept s’impose t-il?
ou existe t-il un chemin qui mène à un concept ?
En ce qui concerne l ‘art,
j ‘ai buté si longtemps avant de pouvoir arriver à l ‘exprimer
et encore je me mets à douter des mots qui vont suivre ,
comme si le temps se substituait à l ‘ œuvre .
A chaque virage, la sincérité a été mon argument fort,
le temps a toujours modifié cette sincérité
et voilà que je me surprends à lire mes propres paroles :
c’est avec naturel que j ‘y sui parvenue …
comme si j ‘y étais !
C’était rationnel,paradoxalement d’avoir procéder
par élimination, par refus,
ceci probablement dû à une éducation stricte,
mal digérée,
mais reconnue comme un pilier qui m ‘a construite.
Entre digérée et reconnue ?
c’est la quasi totalité de ma vie qui y est passée.

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Regarder une œuvre picturale ,
en rester prisonnière :
c’est ce que j ‘appelle posséder une œuvre

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