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Archive for the ‘MON COEUR EN ALGERIE’ Category


http://www.lulu.com/viewer/embed/EmbeddablePreviewer.swf?version=20120117125159

Quelques notes
Sept touches dans l’histoire de deux vies détruites.
Un mariage mystérieux entre un ciel tout puissant et une terre toute aussi puissante.
Ce que je croyais.
New York fut le centre et le périmètre de nos vies de nomades, tous deux passionnnés par la puissante Amérique.
Toi, le fils,tu as été embarqué dans le wagon en partance d’une décennie fatale. Moi, la mère, j’ai dû crever un mur de prières.
Ce récit, j’ai commencé à l‘écrire il y a longtemps.
La première édition fut un jet de cris,
d’images torturées, d’entrailles jaillies d’un cratère en feux.
Ce cratère c’était moi.
J’ai voulu en faire un roman me prenant pour un écrivain! Au fur et à mesure que j‘avançais, je réalisais que je ne faisais que me jeter sur des pages où je revivais une épreuve au gré de souvenirs, d’images.
Ça devenait un roman en pièces détachées. Ce furent donc ces carnets répartis sans ordre rationnel.
Mais rien n’est jamais rationnel dans un parcours dont le seul but est de rester en vie.

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Regardez cette video et pensez à ceux
( les natifs du département français chrétiens et musulmans )
qui ont laissé leur peau sous les feux de l ‘armée française .
http://fr.youtube.com/watch?v=YNfzTjQfrlE
C’était le 26 mars 1962, c’est tres loin pour les uns et pour certains , une blessure non refermée
c’est une video qui ne fait pas honneur à la France, ni aux français, ceux de gauche et ceux qui les ont suivi.Les Arabes de l ‘époque eux , ont été choqués.
je le sais j y étais .
J’ai longtemps hanté les salles d’embarquement pour l ‘Algérie, dans chaque aéroport, à Marignane aussi bien qu ‘à Orly, à humer le henné, à effleurer les voiles blancs des femmes de chez moi qui rentraient au pays, interceptant un bout de conversation en arabe, comme une voleuse volée.Je suis inguérissable.

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http://www.wikio.fr/blogs

Marguerite Taos Amrouche
femme de lettres , algérienne francophone

art contemporain - galerie virtuelle oho-art.com

Je ne peux expliquer ma « conversion » a l’Art en Berbérie que dans cet attachement naturel indestructible à ma terre de naissance ,l ‘Algérie,aux villes d’ Oran et de Mostaganem par ou je suis passée de l ‘enfance à l ‘adolescence puis à l ‘étape de très jeune femme. Avec les années une autre moi même transformait ces joyaux nés sur ces rives en une captive heureuse ,unie, bénie , éperdument liée à ces deux souveraines de ma vie algérienne.
les références et les images m’ont été enseignées mais je sentais un autre parfum , un je ne sais quoi impalpable,qui me chuchotait le sens du contenu invisible de la mère patrie agenouillée entre deux rives de la Méditerranée . La petite que j ‘étais se laissait emmailloter par cette société comme une image appartient à son miroir pour le temps d’un regard, sans soupçonner sa dépendance à cette condition dorée .
. Itinéraire stylisé où s’affichaient des schémas imposés par une société vorace , ambitieuse , acharnée à la réussite, héritière d’ un esprit bâtisseur , triomphante , bon enfant aussi.
J’étais un produit destiné à faire son entrée sur la scène coloniale dont les vices et les vertus. avaient été masqués par une éclatante douceur de vivre .
Vint le vingt et unième siècle dans la plénitude de la vie d’ une centenaire munie de tous les passeports de la Méditerranée ,c’était moi la même complètement détruite et reconstruite, passée d’ une Algérie dévorante à une Algérie renaissante ,qui m ‘accueillait bras grand-ouverts .
J ‘étais la fille de ma mère, de ma famille,de ma culture , et j ‘en mourais sur mes toiles. Mon origine géographique jaillissant comme un geyser, mes liens essentiels avec ma terre de naissance l ‘Algérie rendaient fécondes mes heures de méditation sur l ‘art et le concept de
l ‘art.
Je reprenais vie dans un domaine où je plongeais en larmes, avec ivresse et reconnaissance , car dans le même temps je devenais le peintre du futur de l ‘Algérie indépendante .Je me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens du nord , du sud, dans le désordre des temps et des lieux., Tout ce que j ‘avais subodoré du temps de ma jeunesse,les poètes, les conteurs, les chants des montagnes,dans la vallée du Chéliff, le chants de Marguerite Taos Amrouche que j ‘ai eu l ‘occasion de rencontrer chez elle à Paris bd des Batignoles , je les rejoins comme si je rentrais à la maison.

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Combien je suis riche ?
en dollars ? non
en euros ? non
en milliards d’émotions :
en heures d’ écoute depuis ma petite enfance,
sous le piano de ma mère ,à Oran, rue Général Leclerc.

Aujourd’ hui ,elle a 94 ans ,
vit à Paris et s’astreint à sa demi-heure de Bach au quotidien.
Quelle obscénité, quelle mauvaise rigolade
de voir que l ‘ on peut mettre une table de plus au Fouquet’s
grâce à quelques milliers d ‘euros !
Une paille !ce ne sera jamais qu ‘ une table sur le pavé,
Une éclipse en kitch  » méprisable cendre « 
Le fric ,rien un passage à vide !

Moi , je garde l ‘enchantement d’ un univers
proche et lointain à la fois

envahi de mots , de musiques et
surtout l ‘ image d’ une tres vieille dame
faisant chanter ses doigts noueux , endoloris sur son clavier

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Regarder une œuvre picturale ,
en rester prisonnière :
c’est ce que j ‘appelle posséder une œuvre

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On dirait que le vent tourne du coté de la télévision
Française ;

On pourrait même se laisser aller à rêver.
Mr Sarkozy a un regard dépourvu de haine sur les pieds noirs .
N’avons nous pas été comme lui, pendant des décennnies, pour les  » vrais français  » émigrés comme lui ?

On espère que plus jamais , nous pieds noirs ,
nous nous reverrons , salis par une Zora Driff,
sous le regard bienveillant d’une Mme Chabot trop heureuse
de complaire à son président s’abandonnant
sans pudeur au plaisir, d’accueillir ,
bras ouverts, le sanguinaire Bouteflika.
Un Bouteflika évoquant dans un magistral discours
devant l’Assemblée nationale l’idée d’une repentance
sur les méfaits passés du colonialisme français en Algérie.
Ce dimanche soir, les pieds noirs sont en scène :
sur  » forum public
« .

et nous apprenons par un Gardel de service

talentueux à temps ,

pour sortir son Algérie bien aimée
que nous étions anti-juifs…
De quoi je me mêle ?
Il s’est contenté de nous voir descendre des passerelles!
Mais il avait une cousine qui…..

Nous sommes heureux d’ entendre que Mr Stora , historien
qui lui, travaille sur ce passé

dont le plus important est celui de l’esclavage et
de la colonisation,
mentionne tout de même , notre déception
en débarquant sur le sol français,
qui ne nous attendait pas lui , à bras ouverts !
Nos amis harkis , eux n ‘ ont même pas eu cette chance,
grâce aux abjectes Debré, Messmer , de Gaulle.

Notre ami Pierre Bénichou ne s’est pas laissé dépassé :
– » la réconciliation ? on verra ça un jour  »

On dirait que le vent a tourné .

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Weboscope

c’est Mostafa Lacheraf qui écrit cela
“Allons, il faut démystifier ” .: Malek Haddad,
Assia Djebar
sont des écrivains qui n’ont jamais saisi nos problèmes,
même les plus généraux. I
ls ont tout ignoré, sinon de leur classe petite-bourgeoise,
du moins de tout ce qui avait trait à la société algérienne ;
de tous les écrivains algériens,
ce sont eux qui connaissent le moins bien leur pays,
ce qui les pousse à escamoter les réalités algériennes
sous une ”croûte” poétique,
elle-même sans originalité du point de vue du roman :
”ribaude” chez l’un, bourgeoise chez l’autre.
Ces écrivains n’ayant comme public et
comme juges que des critiques français qui, eux-mêmes,
ignoraient tout de l’Algérie,
ont été artificiellement portés sur le pavois.
C’est le drame, je le répète, d’un pays où
les écrivains produisent une littérature qu’on ne peut juger“

Me Voilà désarçonnée.
Moi qui venais de m ‘avouer que
j ‘aurai co-signer à pleine main ce poème de Malek Haddad,
je me dis que décidément la critique politique
est menée tambour battant,
ici et là avec la même férocité.
Pour ne pas contredire les “ Immortels de ce pays ”,
j ‘écrivai il y a six mois à Mme Assia Djebar, ceci :

Je vous dis ma reconnaissance :
vous êtes le lien de deux cultures ,
mais vous êtes aussi l’ambassadrice de toutes les Algéries ,
même celle que l’on oublie car l’histoire l’a ensevelie.

La voilà descendue en vrille par un cher collegue algérien.
Ce que je retiendrai:la délicatesse
et la belle image d’ un poète sensible à sa mere l ‘Algérie .
et voici le poeme :

Ma mère est toujours belleJe l’accompagne tous les jours

On l’appelle colombeMais en arabe est son prénom …
Ou encore sa vive nostalgie pour sa colombe -patrie
qu’il rêve de rejoindre.
Maintenant que je vis
C’est pour le vent majeurC’est-à-dire pour toi……
J’aime trop ce moment qui me donne la vie.
Il s’appelle, écoutez.Bouchez-vous les oreilles
.Ouvrez les coeurs à deux battants I
l s’appelle copains que je joindrais plus tard
Il s’appelle maison où ma mère patiente
Il s’appelle oh l’ami des guitares brisées.
Il s’appelle Algérie”, écrit le talentueux poète.


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