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Posts Tagged ‘Ezra’


Lever de rideau : quatre coups de sabots de quatre cavaliers : la peste , le choléra, la guerre, l’argent.

Mériter la magie a été l’apanage des pages les plus musi­cales de l’histoire de la musique sous deux conditions absolues : mariage de deux amants unis par l’amour de la vie et de la mort rouagées, entremises   avec maestria.

Mais dans cette nuit , au moment le plus magique de la mariée de la 2012 e entrée en Perse de Ezra , roi des juifs autorisé à rentrer à Jé­rusalem, la hiloula fut magistralement interrompue par un violent coup du sort encore jamais paru à travers la planète:un jeune homme de 109 ans oranisé , comme on dirait ramené au sol natal, au sommet de sa vie, se fit pareil à un nuage, pareil à un ouragan en suspension en pleine cité de la Jérusalem céleste ; en fait , il était chagriné de voir le monde sépa­ré en trois portions:la riche mariée juive, le pauvre fiancé nu, la noce menée par un troupeau de ruminants souriants et mourants de faim et de soif.

Entre deux contractions de leur estomac, chacun disait à l’autre « ma­rions nous, marions nous, faisons beaucoup d’enfants, menons le bal et rêvons encore un peu avant de nous pendre ensemble au crochet de la juste morale des barons du marché de dupes ».
En disant cela chacun menait sa vulnérabilité à un point culminant, mais les plus roués morigénaient les moins futés et leur donnaient un anneau de mariage pour ne pas les perdre en chemin.

Ravis de leur chef, ils montraient leur doigt muni de cette bague pareille à un anneau de prison ,agitant la tête et les mains sans bouger leurs corps dévorés de pus et de rongeurs inondant leurs mains de leur  urine .
En dormant, vie et mort se confondent plus doucement que prévu et bien des magies se sont données bien du mal pour garder la foule des  unijambistes, des aveugles et des mourants et les rendre malades de peur de vivre sans leurs chefs monstrueux .

Mozart fut différent qui amena au siècle de la dix-huitième ménara trois jeux ou trois genres de mort au lieu de quatre qui meurent sans être obligé d’imiter les guerriers et les rois pour se faire écouter. Menant la messe du requiem en trois mots ma­giques : mi, ré, do, point final.
Et ce fut la paix pour la saison du rêve .

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